GLPI – Le plugin OCSNG

1. Les relations entre GLPI et OCSNG

Si vous ne connaissez pas OCSNG, en voici une rapide présentation. OCSNG (on parle aussi de OCS Inventory NG) est un outil qui se décompose en deux parties : un serveur et un agent installé sur tous les ordinateurs (postes de travail et serveurs). L’agent effectue à intervalle régulier un inventaire matériel et logiciel de la machine sur lequel il est installé. Il se connecte ensuite au serveur OCS et remonte l’inventaire de la machine si des modifications sont apparues depuis la dernière connexion. À l’occasion de cette connexion, l’agent récupère éventuellement des paquets dits de télédistribution afin d’installer des logiciels, de lancer des commandes ou bien de déposer des fichiers sur la machine hôte.

Historiquement, OCSNG faisait partie intégrante de GLPI. Pour des raisons de maintenance des deux outils, OCSNG est devenu un plugin afin de permettre une meilleure évolution de l’interfaçage GLPI <=> OCSNG. Bien évidemment, le passage d’une version GLPI antérieure à 0.84 à une version supérieure à 0.84 est accompagné d’une migration totalement transparente et le plugin se charge de récupérer automatiquement les données et paramètres de l’ancien mode OCSNG.

Le mode d’alimentation des tables de GLPI à partir des données d’OCSNG s’effectue de la manière suivante : les données de la base OCSNG proviennent des inventaires des agents déployés sur les machines du parc informatique. Ces inventaires sont exclusivement basés sur les données disponibles sur les postes. Ainsi, par exemple, une imprimante n’a d’existence qu’au travers du pilote de cette imprimante sur le poste. Lors de l’import des données depuis OCSNG, ce sont les informations du pilote de l’imprimante qui permettent d’alimenter les données de la table des imprimantes dans GLPI.

Si vous souhaitez découvrir OCSNG, vous pouvez consulter le site du projet : http://www.ocsinventory-ng.org/fr/et pour sa mise en œuvre vous pourrez vous référer à l’ouvrage paru aux Éditions ENI consacré à OCS Inventory NG : “Maîtrisez l’inventaire de votre parc informatique et le déploiement de vos logiciels (2ème édition)”.

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2. Un autre plugin intéressant pour GLPI : FusionInventory

Un autre projet (FusionInventory), issu du rapprochement d’un ancien plugin de GLPI (Tracker) et d’une version modifiée de l’agent OCSNG, peut vous apporter de nombreux services complémentaires. Là encore, un agent est installé sur les différentes machines (ordinateurs et serveurs) ; cette fois-ci la remontée d’inventaire se fait directement dans la base GLPI au travers du plugin FusionInventory. Les agents ont également un rôle d’analyse des éléments présents sur le réseau local au travers de requêtes SNMP. Les données recueillies viennent alimenter les données des tables contenant les éléments réseau et les imprimantes (ce mode d’alimentation permet de renseigner les ports et les connexions pour les éléments réseau et les niveaux de toner et les compteurs de pages pour la plupart des imprimantes).

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La team FusionInventory suit la progression de GLPI et son plugin est d’ores et déjà disponible pour la version GLPI utilisée pour cet ouvrage.

3. La configuration (mode FusionInventory)

La première chose à faire est donc de récupérer ce nouveau plugin :

 Placez-vous dans le menu Configuration – Plugins.

 Cliquez sur le bouton Voir le catalogue des plugins.

 Si vous ne l’apercevez pas dans la liste des plugins les plus populaires, vous pouvez utiliser la barre de recherche, puis renseignez FusionInventory.

 Cliquez sur le lien En savoir plus du plugin FusionInventory For GLPI.

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 Cliquez sur le bouton Téléchargement .

 En fonction de votre version de GLPI, sélectionnez l’archive à récupérer. Décompressez cette archive.Copiez le répertoire généré sur votre serveur web dans le répertoire ../glpi/plugins.

 Retournez dans le menu Configuration – Plugins.

 Cliquez sur le bouton Installer.

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Le statut passe alors à l’état Installé/non activé.

 Cliquez sur le bouton Activer.

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Ce même bouton prend la valeur Désactiver et le statut passe à l’état Activé.

Cette dernière action crée un sous-menu supplémentaire FusionInventory dans le menu Plugins.

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L’installation terminée, il faut configurer le serveur FusionInventory.

 Cliquez sur le menu Plugins – FusionInventory

Il est également possible d’avoir accès à cette configuration en utilisant le lien FusionInventoryqui se trouve dans la première colonne du tableau des plugins.

 Cliquez sur le lien FusionInventory.

Une alerte peut s’afficher :

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 Pour lever cette alerte, vous devez aller dans le menu Configuration – Actions automatiques et rechercher l’action Taskscheduler. Cliquez sur son lien et vérifiez que cette action a bien le statut Programmée. Puis cliquez sur le bouton Exécuter. Dans le cas où vous avez modifié le statut, pensez à Sauvegarder.

 Revenez dans le menu Plugins – FusionInventory et vous devriez constater que l’alerte a disparu.

Vous découvrez le plugin FusionInventory composé d’un menu principal comportant six fonctions. Cet ouvrage n’étant pas dédié à FusionInventory, nous allons les survoler en pointant celles dont l’intérêt est indéniable.

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a. Onglet Général

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 Cliquez sur cette première fonction “Général” et sur le sous-menu Configuration Générale.

Le premier écran affiche les paramètres par défaut de la configuration. Nous ne chercherons pas à les modifier.

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Comme pour GLPI, on retrouve sur la gauche différents items qui vont servir à définir avec précision l’inventaire que l’on cherche à mettre en place.

Inventaire ordinateur

Il va s’agir sur cette page de choisir quels seront les éléments pris en compte lors de l’inventaire des postes. Vous aurez également la possibilité de gérer les LieuxGroupes et Numéro d’inventaire en utilisant le champ Étiquette FusionInventory que vous pourrez utiliser lors de l’établissement de règles dédiées à la remontée d’inventaire. Le statut par défaut du poste pourra aussi être fixé parmi ceux créés dans les intitulés.

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Inventaire réseau

Comme pour l’inventaire ordinateur, vous avez la possibilité de paramétrer la découverte du réseau et l’inventaire réseau SNMP (Simple Network Management Protocol). Vous pouvez également déterminer la liste des champs à historiser en leur affectant un nombre de jours de rétention ou la valeur Jamais. Enfin, vous avez la possibilité de définir les types de port à importer.

Gestion de paquets

Comme nous l’avons précisé précédemment, il ne s’agit pas d’un ouvrage sur FusionInventory et donc nous n’aborderons pas la partie déploiement de paquets. C’est dans ce menu qu’est effectué le paramétrage de base.

Modules des agents

Cette page permet de définir les modules pris en compte par FusionInventory lors de l’inventaire. Ils sont au nombre de sept :

  • WakeOnLan : permet d’allumer et d’éteindre un poste à distance via la carte réseau Inventaire.
  • Ordinateur : c’est celui qui nous intéresse avant tout.
  • Inventaire distant des hôtes VMware : permet d’effectuer à distance un inventaire d’une machine VMware.
  • Inventaire réseau (SNMP) : permet de scanner les périphériques compatibles SNMP (switch, imprimantes, photocopieurs, etc.).
  • Découverte réseau : permet la récupération des plages IP et des informations diverses en lien avec le réseau (port, VLAN, etc.).
  • Déploiement de paquet : permet d’installer un logiciel ou une mise à jour logiciel à distance.
  • Collecte de données : permet de récupérer les données de la base de registre.

Pour chacun des modules activés , vous avez la possibilité d’exclure un ou plusieurs postes précédemment inventoriés. Comme exemple, nous pourrions citer le cas d’un poste possédant une ancienne version d’un logiciel qui ne doit en aucun cas être mise à jour. En excluant ce poste du déploiement de paquet, cette problématique est résolue.

Verrous (champs)

Ce dernier sous-menu va permettre d’indiquer pour les OrdinateursImprimantes et Matériel réseau, les champs qui ne seront pas mis à jour par la remontée de l’inventaire. On pourra, par exemple, refuser que le champ Numéro d’inventaire soit modifié lors de l’inventaire FusionInventory.

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Lorsque des modifications manuelles sont apportées aux données dans GLPI, les champs sont verrouillés afin que ces dernières ne soient pas écrasées par des synchronisations. GLPI donne ainsi la priorité aux données saisies manuellement. Si vous souhaitez que la synchronisation écrase ces données, vous devez au préalable déverrouiller les champs concernés. Pour cela, vous pouvez soit les déverrouiller dans l’item Verrous des données des ordinateurs, en les cochant et en cliquant sur le bouton Déverrouiller, soit déverrouiller les champs pour un ou plusieurs ordinateurs sélectionnés (cochez la case devant les ordinateurs à sélectionner), en utilisant la fonction de modification massive Déverrouiller les champs située dans la liste déroulante des actions disponibles (sous la liste des machines).

b. Onglet Tâches

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Dans cette deuxième fonction, nous retiendrons le sous-menu Import de fichier XML provenant de l’agent qui va permettre de prendre en compte le résultat d’un inventaire d’un poste non connecté : par exemple, le PC portable d’un itinérant qui pourra exécuter l’agent FusionInventory sur son poste et transmettre par mail le fichier résultat XML obtenu afin de l’importer ici.

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c. Onglet Règles

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Cette troisième fonction va servir à créer différentes règles permettant de procurer à FusionInventory à la fois rigueur et souplesse lors de la remontée des inventaires. Ainsi, le plugin fournit des règles d’import qui peuvent être complétées si besoin. Vous pouvez également enrichir ce catalogue en créant vos propres règles sur l’entité “ordinateur”. Il est encore possible de gérer une liste noire de valeurs portant sur une IP, un nom d’ordinateur, une Mac adresse ou encore une clé de produit Windows ; valeurs qui serviront à rejeter de l’inventaire les éléments correspondants.

d. Onglet Réseau

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Cette quatrième fonction permet de paramétrer tout ce qui a trait au réseau : plage IP, matériel VMware, authentification SNMP. Elle permet également d’avoir accès à un état des découvertes et un statut de l’inventaire réseau.

e. Onglet Déployer

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Cette avant-dernière fonction est utile pour le déploiement de paquet et la gestion de serveur miroir. En résumé, FusionInventory permet également de déployer des logiciels sur un ensemble d’ordinateurs. Il peut s’agir d’un nouveau logiciel ou bien encore de la mise à jour d’un logiciel existant sur le poste. Ce déploiement est conditionné par un audit préalable, puis piloté par une action accompagnant le paquet ainsi déployé.

La notion de serveur miroir, quant à elle, permet de partager la charge d’un déploiement de paquet sur plusieurs serveurs, de façon à ne pas effondrer les temps de traitement.

f. Onglet Guide

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Et enfin, cette dernière fonction propose deux tutoriels “pas à pas” pour réaliser vos premiers inventaires ordinateur et inventaires SNMP :

  • paramètre Supprimer définitivement
  • du parc et de l’assistance

4. Installation de l’agent

Nous allons aborder ici un point important de FusionInventory. Sans un agent installé sur chaque poste, il n’y a pas d’inventaire possible. Nous allons donc détailler l’installation d’un agent sur un poste Windows. Sachez cependant que cet agent peut également être installé sur un poste Linux ou Android. Cette installation diffère très peu d’un système à l’autre, mais peut s’avérer très fastidieuse si le nombre de postes à inventorier est conséquent. Heureusement, comme nous l’avons entrevu dans les lignes précédentes, FusionInventory dispose d’un module de déploiement qui, dans ce cas, pourra s’avérer fort utile.

Revenons donc à une installation manuelle de cet agent.

La première étape va consister à récupérer un exécutable.

 Pour cela, connectez-vous au site : https://github.com/fusioninventory/fusioninventory-agent/releases/

Vous y retrouvez les différentes versions des agents. À l’écriture de ces lignes, il s’agit de la version 2.3.21.

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 En fonction du système d’exploitation cible, téléchargez le programme souhaité.

Dans le cas où vous recherchiez la version Android, utilisez le lien suivant :http://fusioninventory.org/documentation/agent/installation/android.html

 Une fois le programme téléchargé sur votre poste, nous allons l’exécuter. La première étape consiste à sélectionner la langue d’utilisation, puis validez par OK.

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Les fenêtres suivantes ne nécessitent pas de commentaire particulier ; il est conseillé de conserver les propositions faites par défaut jusqu’à l’étape Choisir la destination. Sur cette page, deux possibilités s’offrent à vous : soit indiquer un répertoire local dans lequel l’agent enregistrera le fichier résultat (mode local), soit indiquer le chemin où le plugin FusionInventory retrouvera les fichiers XML à remonter dans le parc GLPI (mode serveur). C’est cette dernière solution que nous adoptons.

Vous devez alors renseigner l’emplacement dans lequel GLPI retrouvera les résultats des inventaires. Cette adresse sera de la forme : http://<IPserveur>/glpi/plugins/fusioninventory/

Ne cochez pas la case Installation rapide et cliquez sur Suivant.

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Les deux fenêtres suivantes servent à paramétrer une connexion au serveur dans le cas d’une utilisation du SSL ou d’un Proxy. La troisième fenêtre permet, quant à elle, de choisir le mode d’exécution de l’agent. Il est possible de l’exécuter comme un service, une tâche ou encore manuellement. Dans l’univers Windows, le mode “service” sera privilégié. Dans l’univers Linux, ce sera le mode “Tâche”. Pour faire un premier essai, le mode “manuel” est tout à fait approprié.

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La dernière fenêtre avant l’installation permet de définir un TAG. Cette valeur est importante dans la remontée de l’inventaire. Elle est associée à la valeur Étiquette FusionInventory que nous avons vue dans le paramétrage du plugin. C’est par cette valeur que les règles interagiront et que certains champs de l’inventaire pourront être préremplis. À noter que si nous utilisons le mode déploiement, cette valeur est un paramètre à fournir et celui-ci doit être réfléchi en amont. Dans notre exemple, nous supposerons que l’inventaire s’effectue sur des postes de l’entité “Espagne” à laquelle nous associerons le TAG “SPAIN”.

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L’agent est donc installé sur le poste. Il ne reste plus qu’à l’exécuter pour obtenir un fichier XML.

Comme précédemment nous avions renseigné le mode Serveurs, les fichiers XML constitués sont remontés automatiquement par le plugin FusionInventory. Pour rappel, un fichier XML peut être remonté manuellement par le menu Tâches – Importer un fichier XML de l’agent.

Le résultat des inventaires réalisés est consultable par le menu Général – Gestion des agents :

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Chaque poste ainsi inventorié est identifiable dans GLPI. En effet, si vous interrogez un de ces postes par le menu Parc – Ordinateur, vous retrouvez sur la page principale un encart reprenant les principales informations recensées par FusionInventory.

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Cette approche est donc différente du recours à la fonction d’import des données qui devient dans ce cas une fonction secondaire (voire inutile si votre gestion est rigoureuse).

Le chapitre à venir détaille les modes de création des ordinateurs dans la base GLPI.

a. Ajout manuel des ordinateurs dans la base GLPI

Archaïque, cette méthode consiste à créer les machines une par une. Elle peut être toutefois optimisée en utilisant les gabarits (un gabarit est une fiche de machine préremplie qui évite la ressaisie des éléments communs à plusieurs machines).

La création de base d’une machine utilise simplement un gabarit vide (ce gabarit existe par défaut).

Création des gabarits

Avant toute chose, il est important de préciser que la gestion des gabarits se fait par entité. Si les machines à créer sont réparties dans plusieurs entités, il faudra soit recréer les gabarits dans chaque entité, soit créer les machines dans une entité et déplacer ensuite ces machines dans leur entité de destination.

Pour créer un gabarit :

 Placez-vous dans l’entité dans laquelle vous souhaitez créer le gabarit.

 Placez-vous dans le menu Parc – Ordinateurs.

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 Cliquez sur l’icône Gérer Gabarits .

La liste des gabarits s’affiche.

 Cliquez sur le lien Ajouter un gabarit….

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 Renseignez le champ Nom du gabarit et le maximum de données principales communes aux machines concernées par ce gabarit.

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 Validez l’ajout en cliquant sur le bouton Ajouter.

Un message de confirmation de la création du gabarit s’affiche.

 Cliquez sur le nom du gabarit dans ce message. De nouveaux items sont ajoutés :

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 Complétez les données communes aux ordinateurs dans les différents onglets.

N’oubliez pas de valider les modifications avant de changer d’onglet.

Dans l’optique d’utiliser la fonction de liaison FusionInventory, il n’est pas nécessaire de renseigner tous les champs, car la plupart des données seront importées à partir de l’inventaire FusionInventory.

Lorsque votre gabarit est prêt, vous pouvez l’utiliser pour ajouter des machines manuellement.

Utilisation des gabarits

 Placez-vous dans le menu Parc – Ordinateurs.

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 Cliquez sur le bouton Ajouter .

 Choisissez le gabarit correspondant aux machines à ajouter.

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La fiche préremplie s’affiche.

 Personnalisez le nom de la machine et ajoutez les éléments spécifiques à cette machine (numéro de série, numéro d’inventaire…).

 Répétez l’opération pour chaque machine correspondant au gabarit.

Suppression des gabarits

Un gabarit est souvent lié à une commande, il se peut donc que vous ayez à supprimer un gabarit.

Il est bien entendu qu’un gabarit est surtout créé pour éviter une répétition des mêmes saisies. La suppression d’un gabarit n’a donc aucun impact sur les données saisies avec ce gabarit.

 Placez-vous dans l’entité dans laquelle a été créé le gabarit.

 Placez-vous dans le menu Parc – Ordinateurs.

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 Cliquez sur l’icône Gérer Gabarits .

 Cliquez sur le bouton Supprimer définitivement en face du gabarit.

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b. Ajout d’ordinateurs à l’aide du plugin DataInjection

Une autre méthode d’alimentation repose sur un plugin spécifique : le plugin DataInjection(Injection de fichiers). Ce plugin permet d’injecter des enregistrements dans différentes tables de la base de données à partir d’un fichier .csv.

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Pour installer le plugin, référez-vous au chapitre Autres fonctions – Les plugins. 

L’injection des données se passe en deux étapes.

La définition du modèle

Le modèle d’injection permet de définir les associations entre les colonnes du fichier .csv et les champs de la table de destination.

Pour définir le modèle :

 Spécifiez le type de données que vous souhaitez injecter (ici des Ordinateurs).

 Sélectionnez le fichier .csv, afin que le plugin récupère la liste des colonnes.

 Pour chaque colonne du fichier .csv, désignez la table et le champ de destination de la donnée.

Vous devez également spécifier dans le modèle les champs servant à définir les critères d’unicité des données importées. Le modèle peut ensuite être sauvegardé en vue d’une réutilisation ultérieure.

Ce plugin permet également la réalisation de mises à jour de données. Vous devez dans ce cas ajouter à la définition du modèle d’injection les champs de liaisons entre les données .csv et des données déjà présentes dans la base. Ces champs servent au plugin à identifier les enregistrements sur lesquels les mises à jour doivent être effectuées.

L’utilisation du modèle

 Placez-vous dans l’entité de destination des données.

 Sélectionnez le modèle.

 Sélectionnez le fichier .csv contenant les données à injecter.

 Lancez l’injection de données.

Les fournisseurs de matériels fournissent de plus en plus souvent les données relatives aux machines livrées sous forme d’un fichier. Il suffit ensuite d’utiliser ce fichier pour effectuer l’ajout des machines dans la base GLPI.

5. Les règles d’import et de liaison

Cette fonction permet de gérer très finement le comportement de GLPI et des liaisons de machines lors des imports FusionInventory dans la base GLPI.

Le fonctionnement est basé sur un ensemble de règles. Comme pour GLPI, une règle est composée d’un ou plusieurs critères et d’une action.

Il est possible de définir plusieurs règles. L’exécution des règles s’arrête lorsqu’une règle est vérifiée. L’ordre d’exécution des règles est donc très important, puisque vous devez traiter les cas particuliers avant les cas généraux.

La multiplicité des critères disponibles permet de très nombreuses combinaisons, et une très grande finesse des règles.

 Placez-vous dans le menu Administration – Règles.

 Cliquez sur le menu FusionInventory – Règles d’import et de liaison des matériels.

La liste des règles existantes s’affiche.

Pour ajouter une règle :

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 Cliquez sur le bouton Ajouter .

 Remplissez les données générales de la règle :

Nom : ce champ doit être suffisamment explicite pour identifier la règle simplement. Ceci est notamment utile pour définir l’ordre d’exécution des règles.

Description : cette description peut vous aider à identifier la règle dans la liste de règles.

Opérateur logique (et) : cet opérateur impose le cumul des critères au sein d’une même règle.

Actif : ce champ permet de rendre active ou inactive la règle.

Ne pas oublier d’activer les règles pour qu’elles s’exécutent. L’expérience montre que l’on cherche parfois longtemps pourquoi les règles ne font pas ce qu’on leur demande, alors qu’elles sont simplement inactives.

Commentaires : ce champ vous permet de détailler l’objectif de la règle.

Le contenu de ce champ est affiché sous forme d’info-bulle lors du survol du nom de la règle dans la liste des règles.

 Validez l’ajout en cliquant sur le bouton Ajouter.

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À l’ajout de l’enregistrement, vous obtenez un nouvel affichage.

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N’hésitez pas à utiliser le bouton Tester afin de vérifier l’ensemble des critères et des résultats de la nouvelle règle.

Définition des critères

Les éléments sur lesquels se basent les critères sont :

Chercher les ordinateurs dans GLPI ayant le statut : ce champ permet de restreindre la règle à certaines machines de la base GLPI en fonction de leur statut. Ce critère ne s’applique donc bien sûr qu’en vue d’une liaison FusionInventory.

Domaine : dans le cas d’un parc multidomaine, il est possible d’utiliser ce critère pour effectuer une distinction entre les machines et ainsi restreindre les importations uniquement à celles que vous souhaitez gérer par la suite.

IP : en utilisant les expressions rationnelles dans le critère, vous pouvez définir des plages d’adresse et donc adapter les traitements en fonction des sous-réseaux. Ce champ peut également servir de critère de rapprochement entre une machine OCSNG et une machine GLPI. Vous pouvez enfin utiliser ce critère pour exclure l’importation de certaines machines.

MAC : ce champ est rarement saisi manuellement dans la base GLPI. Toutefois, si les machines ont été ajoutées à l’aide du plugin DataInjection à partir d’un fichier généré par le fournisseur, il se peut que cette information soit présente dans la base GLPI. Dans ce cas, ce critère peut permettre d’effectuer la liaison entre une nouvelle machine en provenance de FusionInventory et une machine de la base GLPI. Certains parcs informatiques hébergent des machines virtuelles ayant la même adresse MAC. Il est dans ce cas possible d’identifier ces machines pour les exclure des imports.

Modèle : ce champ étant un champ libre, il peut vous permettre de personnaliser les traitements.

Nom : le nom de l’ordinateur peut vous être utile pour exclure des machines si vous utilisez un plan de nommage particulier. Ce champ peut également être utile pour effectuer un rapprochement entre les machines en provenance de FusionInventory et celles de la base GLPI.

Numéro de série : le numéro de série est souvent utilisé pour établir la correspondance entre les machines en provenance de FusionInventory et celles de la base GLPI.

Numéro de série du système d’exploitation : ce numéro de série va permettre d’inventorier plusieurs OS différents installés sur un même poste (Dual Boot).

Système d’exploitation : ce champ va permettre de gérer, par exemple, le fait d’avoir deux logiciels avec le même nom, mais avec des OS différents (Windows/Mac OS).

Type de l’élément : la règle pourra porter sur un écran, une imprimante…

UUID (Universally Unique IDentifier) : code unique identifiant un ordinateur. Permet de tester l’unicité d’une machine.

Étiquette FusionInventory : il s’agit de l’indicateur TAG fourni à l’agent.

Restreindre la recherche dans l’entité définie : ce critère permet d’exclure des ordinateurs en fonction de leur entité de destination. Cette entité est calculée dans les Règles d’affectation d’un ordinateur à une entité.

Chacun de ces éléments peut être filtré de manière très fine grâce à de nombreux connecteurs.

Le principal élément dans le cadre de la configuration des liaisons est « est déjà présent dans GLPI ». Ce connecteur permet de vérifier que l’un des paramètres de la machine en provenance de FusionInventory est déjà présent sur une machine de la base GLPI. Il permet donc d’effectuer le rapprochement entre deux machines identiques présentes dans les deux bases, et d’effectuer la liaison. Il est également possible de saisir une valeur spécifique, par exemple pour exclure un type de machines de l’import.

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Ne pas oublier de cliquer sur le bouton Ajouter pour valider la définition du critère avant de définir une action.

Définition des actions

Les actions disponibles sont :

Ignorer l’importation (avec log) : cette action exclut l’importation des machines qui correspondent au critère.

Liaison FusionInventory : cette action est celle qui permet d’alimenter au maximum la base de données. Une recherche en vue du rapprochement de la machine à importer de FusionInventory avec une machine de la base GLPI est effectuée. Dans le cas où une machine correspond, la liaison est mise en place et les données de la base GLPI sont complétées avec les données de FusionInventory pour cette machine. Dans le cas contraire, celle-ci est simplement importée comme une nouvelle machine et ajoutée à la base GLPI.

L’exemple ci-dessous définit une règle en vue de la liaison des machines basée sur leur numéro de série :

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6. Les actions automatiques

Cette partie ne va pas s’attacher à vous présenter l’ensemble des actions automatiques présentes dans GLPI. Vous retrouverez la présentation de certaines d’entre elles au fil de la lecture de ce livre.

a. L’action automatique closeticket

Cette action permet de programmer une clôture automatique des tickets.

 Placez-vous dans le menu Configuration – Actions automatiques.

 Cliquez sur Closeticket (Clôture automatique des tickets).

La description de l’action s’ouvre sous la forme de données générales ainsi que deux items : Statistiques et Journaux.

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Données générales

En plus du Nom, de la Description et des Commentaires vous avez accès à :

Fréquence d’exécution : par pas de cinq minutes sur la première heure, puis par heure pendant les 24 premières heures, puis par jour sur la première semaine et enfin toutes les semaines ou tous les mois. Ce paramètre définit l’intervalle de temps entre deux exécutions de la tâche.

Statut : permet de passer l’action automatique du mode Programmée au mode Désactivée et inversement.

Mode d’exécution : la valeur GLPI indique que l’exécution se passe en s’appuyant sur les tâches pseudo cron de GLPI. Le pseudo cron s’appuie sur la présence dans le code de l’application de déclencheurs d’actions automatiques. Ainsi, plus vous utilisez l’application, plus vous allez déclencher d’actions automatiques. A contrario, la valeur CLI indique que l’exécution s’appuie sur une vraie tâche cron tournant sur le serveur, permettant une exécution à un rythme régulier et prédéfini.

Plage horaires d’exécution : ce paramètre permet de restreindre la plage horaire pendant laquelle l’action automatique s’exécute.

Temps en jours de conservation des journaux : ce paramètre permet de régler le niveau d’historisation lié à l’action automatique. Ce paramètre est indépendant des autres niveaux d’historisation.

Cet écran vous renseigne également sur la date de la dernière exécution de l’action, sur sa prochaine échéance programmée, et vous permet de la déclencher immédiatement à l’aide du bouton Exécuter.

Onglet Statistiques

Les données présentées ici vous renseignent sur l’aspect quantitatif des exécutions, en indiquant le nombre d’exécutions de la tâche, la date de la première exécution et une moyenne sur la durée d’exécution de cette tâche.

Onglet Journaux

Il vous permet de visualiser l’aspect qualitatif de cette action automatique. Chaque exécution de cette action est listée et cliquable. Le détail présente, entre autres, le nombre de tickets clôturés.

b. Le mode CLI

Comme cela est détaillé dans les prérequis du chapitre sur l’installation de GLPI, ce mode de fonctionnement impose d’avoir installé php-cli.

Il faut ensuite utiliser le système de tâches planifiées de votre système d’exploitation pour déclencher l’exécution du fichier qui pilote l’exécution des actions automatiques.

Sur un serveur Linux : la tâche planifiée sera ajoutée dans une crontab. Par exemple, sur un serveur Ubuntu la ligne ajoutée sera :

*/10 * * * * /usr/bin/php7 /var/www/glpi/files/front/cron.php

Cette syntaxe est éventuellement à adapter en fonction de votre distribution.

Cette commande indique que toutes les dix minutes le fichier cron.php sera exécuté.

Sur un serveur Windows : vous devez utiliser le Gestionnaire de tâches planifiées.

Créez une tâche en définissant sa périodicité et appliquez-lui une commande qui lance l’exécutable php.exe et le fichier cron.php (en notant les deux fichiers avec leur chemin complet et dans la même ligne de commande, séparés par un espace).