VEEAM : Gestion des sauvegardes

Sauvegarde et restauration des données

1. Le job de sauvegarde

a. Les prérequis d’un job de sauvegarde

Avant de créer un job de sauvegarde, il faut s’assurer que les points suivants ont bien été respectés :

  • Tous les composants nécessaires à la sauvegarde (hyperviseur, Backup Proxy, Backup Repository…) doivent avoir été au préalable ajoutés à la console de Veeam et avoir reçu la configuration nécessaire.

  • Le Backup Repository doit disposer de suffisamment d’espace disque pour héberger l’ensemble des sauvegardes du job (y compris les prochaines sauvegardes incrémentales).

  • Il existe des cas particuliers où il y a d’autres éléments nécessaires pour la création du job. On peut citer l’utilisation des scripts de pre-freeze et post-thaw, la double destination ou le “Backup Mapping”. Dans le premier cas, les scripts doivent être créés au préalable dans le bon format (.bat, .cmd ou .exe pour Windows et .sh pour Linux) et être présents sur le Backup Server. Dans le cas de la double destination, un job de copie de sauvegarde ou sauvegarde sur bande devra avoir été créé au préalable. Enfin, pour ce qui est du Backup Mapping (l’association de sauvegardes), celui-ci consiste à utiliser des sauvegardes déjà existantes sur le Backup Repository à condition d’avoir scanné ce dernier au préalable (voir la section Gestion des serveurs du chapitre Installation de Veeam Backup & Replication).

b. Les étapes de création d’un job

L’explication de chacune des options de l’assistant de création d’un job de sauvegarde tenant sur plusieurs pages, voici un aperçu de la création avant de rentrer dans le détail de chaque étape.

1.

Ouvrir l’assistant de création d’un job de sauvegarde.

2.

Spécifier le nom du job et sa description.

3.

Sélectionner les machines virtuelles à sauvegarder et exclure certains objets si nécessaire.

4.

Définir l’ordre de sauvegarde.

5.

Indiquer la destination (et une destination secondaire si nécessaire).

6.

Paramétrer les options de configuration avancée.

7.

Activer les options d’indexation et l’Application-aware image processing.

8.

Définir la planification avant de valider la création.

c. La création d’un job de sauvegarde

Comment démarrer l’assistant de création d’un job de sauvegarde ?

La première étape est le lancement de l’assistant de création d’un job. Pour cela plusieurs possibilités :

Dans le ruban, cliquez sur l’onglet Home, puis sur Backup Job, puis sur le type d’hyperviseur hébergeant la ou les machines virtuelles à sauvegarder (VMware… ou Hyper-V…).

images/C33.png

Autre possibilité, depuis la vue Backup & Replication, effectuez un clic droit sur le nœud Jobs, cliquez ensuite sur Backup puis sur VMware… ou Hyper-V… dans le menu contextuel.

images/C34.png

Enfin, il est possible d’utiliser la vue Virtual Machines. Sélectionnez un des nœuds de l’infrastructure de virtualisation dans le volet de gauche. Dans la zone de travail, sélectionnez la machine virtuelle à sauvegarder. Cliquez ensuite sur Add to backup job puis New job soit dans le ruban ou bien via un clic droit sur la machine virtuelle en question.

images/C35.png

Toutes ces méthodes permettent d’arriver au même résultat : lancer l’assistant de création d’un job de sauvegarde.

Comment identifier un job ?

Pour identifier un job dans la zone de travail, Veeam affiche en premier lieu son nom. Il est donc préférable d’utiliser une seule règle de nommage pour tous les jobs afin de faciliter l’administration. Le nom doit comporter suffisamment d’informations pour comprendre à quoi sert le job mais n’a pas vocation à contenir toutes les informations relatives à ce dernier.

Renseignez le champ Name pour indiquer le nom du job qui apparaîtra dans la zone de travail.

images/C36.png

Renseignez le champ Description pour y indiquer toutes les autres informations nécessaires.

Cliquez ensuite sur le bouton Next >.

Quels objets sont à sauvegarder ?

Veeam utilise une méthode de sauvegarde dite en mode image. Ce qui veut dire qu’il sauvegarde tous les fichiers d’une machine virtuelle (fichier de disque et de configuration). Mais il est aussi possible d’adapter la sélection pour mieux correspondre au besoin.

Sur la page suivante de l’assistant (Virtual Machines), sélectionnez les machines virtuelles à sauvegarder en cliquant sur le bouton Add….

images/C37.png

Dans la fenêtre Add Objects, descendez dans l’arborescence de l’infrastructure de virtualisation pour sélectionner les objets.

Utilisez les différents boutons en haut à droite pour changer de méthode de classement des objets.

Utilisez les touches [Ctrl] et/ou [Maj] du clavier pour effectuer des sélections multiples.

Cliquez sur le bouton Add pour valider l’ajout des objets.

Cliquez sur les boutons Up et Down pour modifier l’ordre de traitement des différents objets ajoutés.

Cliquez sur le bouton Recalculate pour vérifier la taille totale des éléments sélectionnés.

Si un conteneur a été sélectionné (un hyperviseur, un Resource Pool, un dossier, etc.), Veeam traitera de la même manière toutes les machines virtuelles du conteneur sauf les objets exclus (car il n’est pas toujours souhaitable de traiter tous les objets d’un conteneur). Il est donc possible d’exclure des machines virtuelles, des disques ou les templates.

Pour cela, cliquez sur le bouton Exclusions….

Dans la nouvelle fenêtre (Exclusions), il y a trois onglets pour gérer les trois types d’exclusion : VMsDisksTemplates.

Dans l’onglet VMs, cliquez sur le bouton Add… pour ajouter des éléments à exclure de la sauvegarde.

Dans l’onglet Templates, cochez la case Backup VM templates pour que Veeam sauvegarde les templates s’il y en a dans le conteneur sélectionné pour le job. Cochez aussi Exclude templates from incremental backup pour que Veeam ne sauvegarde pas les templates au moment des sauvegardes incrémentales (a priori un template n’est que rarement modifié et ne nécessite donc pas de sauvegarde incrémentale).

images/C38.png

Dans l’onglet Disks, sélectionnez chaque machine virtuelle et cliquez sur le bouton Edit… pour exclure certains disques des machines virtuelles.

Dans la nouvelle fenêtre (Select Disks), cliquez sur All disks pour choisir de sauvegarder tous les disques (il s’agit de l’option par défaut).

Cliquez sur Disk 0:0 only (typically, system disk) pour sauvegarder uniquement le premier disque (généralement cela correspond au disque du système d’exploitation).

Cliquez sur Selected disks pour faire un choix précis du ou des disques à sauvegarder. Sur la nouvelle page, cochez chaque case des disques à sauvegarder et validez en cliquant sur le bouton OK.

À partir du moment où il y a une exclusion de disque, cochez ou décochez la case Remove excluded disks from VM configuration. Elle permet supprimer les disques exclus de la configuration de la machine virtuelle pour permettre le démarrage de la machine virtuelle sans action manuelle de reconfiguration.

images/C39.png

Cliquez sur le bouton OK pour valider la sélection des disques.

Cliquez sur le bouton OK pour valider les exclusions.

Cliquez sur le bouton Next > pour valider la sélection des objets.

Quels Backup Proxies utiliser ?

Sur la page suivante (Storage) :

Cliquez sur le bouton Choose… pour sélectionner le Backup Proxy.

images/C40.png

Dans la nouvelle fenêtre (Backup Proxy), il est possible de choisir si Veeam sélectionne automatiquement le Backup Proxy ou si on force l’usage d’un Backup Proxy spécifique. Par défaut, Veeam effectue une sélection automatique pour augmenter ses chances d’en avoir au moins un de disponible au moment de l’exécution du job. En revanche il est conseillé de forcer l’usage d’un voire deux Backup Proxies pour éviter à Veeam de rechercher un Backup Proxy disponible.

Cliquez sur Automatic selection pour laisser Veeam choisir les Backup Proxies.

Cliquez sur Use the backup proxy servers specified below pour forcer l’usage de Backup Proxies spécifiques.

Dans le cas de la seconde option, cochez les Backup Proxies que le job pourra utiliser.

Validez le choix en cliquant sur le bouton OK.

Où stocker et combien de temps garder une sauvegarde ?

Toujours sur la page Storage, il est possible de choisir l’emplacement de destination des sauvegardes :

Dans le menu déroulant du champ Backup repository, sélectionnez le Backup Repository.

Cliquez sur le lien Map backup pour associer ce job à un job existant sur Veeam.

La fonction d’association de sauvegarde est surtout utile dans le cas où les données d’une sauvegarde ont été déplacées vers un nouveau Backup Repository ou lorsque la base de données de Veeam a été corrompue. Dans ces deux cas, les données du job en cours de création existent déjà, inutile de tout recréer.

Dans le champ Retention policy, indiquez le nombre de jours de rétention des données.

Attention, en fonction du type de sauvegarde, des données peuvent exister au-delà de la politique de rétention pour maintenir la cohérence d’un jeu de sauvegarde. Voir la section Méthodes de sauvegarde de ce même chapitre.

Cliquez sur la case Configure secondary destinations for this job pour associer ce job à un job de copie de sauvegarde.

À quoi correspondent les options avancées d’un job de sauvegarde ?

Toujours sur la page Storage, cliquez sur le bouton Advanced.

Dans l’onglet Backup de la nouvelle fenêtre Advanced Settings, cliquez sur Reverse incremental (slower) ou sur Incremental (recommended) pour utiliser du Reverse Incremental ou du Forward Incremental.

images/C41.png

Cliquez sur le bouton Create synthetic full backups periodically pour activer la création automatique d’une sauvegarde de type Synthetic Full.

Cliquez sur le bouton Days… pour indiquer le ou les jours de la semaine où Veeam doit réaliser une sauvegarde Synthetic Full.

Cliquez sur Transform previous backup chains into rollbacks pour que Veeam transforme la chaîne de sauvegarde précédente en un point de restauration.

Pour produire automatiquement des sauvegardes de type Active Full, cliquez sur Create active full backups periodically.

Cliquez sur Monthly on pour indiquer quel jour de quel mois Veeam devra effectuer une sauvegarde Active Full.

Si la sauvegarde Active Full doit être réalisée toutes les semaines, cliquez sur Weekly on selected days, puis sur le bouton Days… pour indiquer le(s) jour(s) de la semaine concerné(s).

Dans l’onglet Storage, il est possible de configurer les options avancées de stockage de données, à savoir la déduplication, la compression, le chiffrement, l’exclusion des blocs du fichier de swap ou encore la taille des blocs utilisés. Par défaut, Veeam fait de la déduplication à la source (avant d’écrire sur la destination) mais il existe des situations où il est préférable de la désactiver tout comme la compression. L’utilisation d’une Appliance avec ses propres mécanismes de compression et de déduplication est l’exemple parfait (Datadomain, ExaGrid entre autres).

images/C42.png

Décochez la case Enable inline data deduplication (recommended) pour désactiver la déduplication

Décochez la case Exclude swap file blocks from processing (recommended) pour demander à Veeam de sauvegarder les blocs du disque correspondant au fichier de swap de la machine virtuelle.

Pour connaître la liste des blocs du disque correspondant au fichier de swap, Veeam est en mesure de lire le fichier MFT (Master File Table) de la partition NTFS (New Technology File System) des machines virtuelles Windows. Étant donné la nature volatile de l’information contenue dans le fichier de swap, il n’y a pas d’intérêt à les sauvegarder. Et c’est d’autant plus raisonnable que cela permet de réduire le temps ainsi que les ressources nécessaires à la sauvegarde.

Par défaut, Veeam peut faire la compression des données. Il existe différents niveaux de compression :

  • None : ce niveau correspond à la désactivation totale de la compression. C’est donc le mode recommandé lorsque le stockage des sauvegardes est un équipement matériel qui embarque lui-même ces mécanismes.

  • Dedupe-friendly : le meilleur niveau pour réduire la charge CPU sur les Backup Proxies.

  • Optimal : c’est le niveau par défaut. Il correspond au meilleur rapport entre la taille de la sauvegarde et le temps pour la réaliser.

  • High : permet de gagner 10 % d’espace de stockage supplémentaire mais provoque une consommation de CPU dix fois supérieure au niveau Optimal.

  • Extreme : c’est le mode qui génère la sauvegarde la plus petite possible. En revanche, étant donné la consommation de ressources nécessaires à ce niveau, il est fortement recommandé d’utiliser des Backup Proxies physiques avec des processeurs à six cores minimum. Il est très rare que ce mode soit utilisé à cause du peu de gain par rapport au mode High.

Pour configurer le niveau de compression, sélectionnez le niveau souhaité dans le champ Compression level.

Dans le champ Storage optimization, sélectionnez le type de réseau traversé pour atteindre la destination.

En fonction du type de lien, Veeam applique une découpe différente des paquets à envoyer sur la destination. Ainsi, plus le lien est fiable, plus la taille des blocs est grande. À l’inverse, si le lien réseau est de plus longue distance, le risque de perte de paquet est plus important. Veeam utilise des tailles de bloc plus petites pour éviter de renvoyer des paquets avec trop de données à l’intérieur. Cependant ce mécanisme n’est pas automatique. Il faut choisir quel type de lien correspond pour chaque job parmi les suivants :

  • Local target (16 TB + backup files) : il est préférable d’utiliser cette option dès qu’un job de sauvegarde génère plus de 16 To de données. Avec cette option, Veeam utilise des blocs d’une taille de 8192 kilo-octets, ce qui est préférable pour éviter de consommer trop de ressources au moment de la déduplication.

  • Local target : c’est l’option par défaut. Celle-ci utilise des blocs de 1024 kilo-octets. Il est recommandé d’utiliser cette option lorsque la destination est un disque local, en SAN ou en DAS. Ce mode permet de sauvegarder rapidement mais réduit le taux de déduplication (plus la taille d’un bloc est importante, plus il est difficile de le dédupliquer avec un autre).

  • LAN target : utilisé lorsque la destination est sur NAS et sur le même site que la source. Là, la taille des blocs est de 512 kilo-octets, ce qui permet d’obtenir un meilleur ratio de déduplication.

  • WAN target : utilisé lorsque la destination est accessible au travers d’un réseau WAN (pour les architectures Offsite). Dans ce dernier cas de figure, la taille des blocs est de 256 kilo-octets. Cette technique ne permet pas de réduire le taux de perte de paquet (toujours plus important sur un lien WAN que sur un lien LAN) mais lorsque la perte se produit, il y a moins de données à renvoyer puisque les blocs sont plus petits. De plus, le taux de déduplication étant encore meilleur, la quantité de données à transférer est elle aussi, réduite.

Pour activer le chiffrement des données sur la destination, cliquez sur la case Enable backup file encryption.

Dans le menu déroulant Password, sélectionnez le compte utilisé pour le chiffrement. Si nécessaire, cliquez sur le bouton Add… pour ajouter un compte.

Lorsque les options de chiffrement ou de déduplication sont modifiées, il est nécessaire d’exécuter une sauvegarde Active Full pour que les changements soient appliqués. Par contre, les paramètres de compression peuvent être modifiés en direct.

Dans l’onglet Notifications :

images/C42-bis.png

Cochez la case Send SNMP notifications for this job pour activer un envoi SNMP à la fin de l’exécution du job. Voir la configuration SNMP dans le chapitre précédent.

Cochez la case Send email notifications to the following recipients pour activer l’envoi de mail à la fin de l’exécution du job et renseignez le champ en dessous pour indiquer l’adresse mail destinataire.

Cochez la case Use global notification settings pour utiliser les paramètres de notification par défaut (voir le chapitre précédent) ou cliquez sur Use custom notification settings specified below pour adapter les paramètres uniquement pour ce job.

Remplissez le champ Subject. Ce champ sera indiqué dans l’objet des messages de notification.

Cochez les cases Notify on successNotify on warningNotify on error pour recevoir des notifications en fonction des différents résultats du job.

Cochez la case Suppress notifications until the last retry pour recevoir une notification unique dans le cas où Veeam aurait relancé plusieurs fois le job automatique en cas d’échec.

Si l’hyperviseur est un ESX(i), cochez la case Set successful backup details to this VM attribute pour indiquer dans un attribut de la machine virtuelle lorsque le job s’est exécuté correctement et renseignez dans le champ en dessous le nom de l’attribut où stocker les informations. Cochez la case Append to the existing attribute’s value pour demander à Veeam d’ajouter ses informations à l’attribut plutôt que d’écraser les informations existantes sur cet attribut.

Dans l’onglet vSphere (uniquement si l’hyperviseur est un ESX(i)) :

images/C43.png

Cochez la case Enable VMware Tools quiescence pour utiliser la fonction de Quiesce au moment de la création du snapshot de la machine virtuelle. Cette option est active uniquement pour les machines virtuelles qui n’utilisent pas l’Application-aware image processing (voir un peu plus bas).

Cochez la case Use changed block tracking data (recommended) pour utiliser la liste CBT afin de réduire les temps de sauvegardes incrémentales. Il arrive que le CBT soit désactivé au niveau de l’hyperviseur. Dans ce cas, cochez la case Enable CBT for all protected VMs automatically pour forcer l’usage du CBT à toutes les machines virtuelles du job.

La liste CBT nécessite que la machine virtuelle soit a minima en version 7. En ce qui concerne le Snapshot Quiesce, la machine virtuelle doit avoir les VMtools installés et démarrés, un Framework VSS fonctionnel et suffisamment d’espace disque pour faire un snapshot VSS.

Dans l’onglet Hyper-V (uniquement si l’hyperviseur est un Hyper-V), il n’y a que peu de choses qui diffèrent des options disponibles pour les hyperviseurs VMware.

images/C46.png

Cochez sur la case Enable Hyper-V guest quiescence pour activer le Quiesce au moment de la sauvegarde.

Cochez la case Take crash consistent backup instead of suspending VM pour faire des sauvegardes crash-consistent plutôt que de suspendre les machines virtuelles qui ne supportent pas le VSS.

Cochez la case Allow processing of multiple VMs with a single volume snapshot pour traiter en même temps (avec une seule demande de snapshot de volume) les machines virtuelles hébergées sur un même volume.

Dans l’onglet Storage Integration (uniquement si l’hyperviseur est un ESX(i)) :

images/C44.png

Cochez la case Use storage snapshots pour demander à Veeam d’utiliser les fonctions de snapshot des baies de stockage pour limiter l’impact des sauvegardes.

Cochez la case Failover to standard backup pour permettre à Veeam d’utiliser un processus classique de sauvegarde en cas d’échec de création d’un snapshot par la baie de stockage.

Dans l’onglet Advanced :

images/C45.png

Cochez la case Enable automatic backup integrity checks pour que Veeam vérifie automatiquement l’intégrité des données sauvegardées.

Cochez la case Remove deleted VMs data from backup after et indiquez le nombre de jours dans le champ juste à côté pour autoriser Veeam à supprimer les sauvegardes des machines virtuelles retirées de l’infrastructure de virtualisation depuis plus de X jours.

Il est possible d’exécuter un script avant le lancement du job et après son exécution. Dans cette partie de la configuration du job, il ne s’agit pas des scripts de Pre-freeze et Post-thaw mais bien des scripts propres au job et qui doivent être présents sur le Backup Server.

Pour chaque étape (avant et après), cochez les cases Run the following script […] et renseignez le chemin d’accès au script en cliquant sur le bouton Browse….

Sélectionnez Run scripts every […] backup session et renseignez le champ numérique pour indiquer la récurrence d’exécution du script.

Il est aussi possible de choisir un ou plusieurs jours de la semaine pour exécuter les scripts. Pour cela sélectionnez Run scripts on selected days only et cliquez sur le bouton Days… pour sélectionner les jours souhaités.

Cliquez sur le bouton OK pour valider toutes les options avancées.

Si la case Configure secondary destinations for this job a été cochée, la page Secondary Targetapparaît.

Cliquez sur le bouton Add pour associer à ce job un (ou plusieurs) jobs de copie de sauvegarde ou de sauvegarde sur bande.

Cliquez sur le bouton Next >.

Comment gagner en efficacité ?

Il existe plusieurs pistes d’optimisation d’un job pour gagner en efficacité. Malheureusement certaines de ces options ne sont disponibles que pour des machines Windows. Les options peuvent être personnalisées pour chaque machine virtuelle d’un job. En voici la liste :

  • Application-aware image processing (uniquement Windows) : permet de demander aux applications de se préparer à la sauvegarde à l’aide de VSS.

  • Traitement des fichiers de logs (uniquement Windows) : permet de sauvegarder des fichiers de logs des serveurs SQL indépendamment du système d’exploitation.

  • Indexation des fichiers (Windows et Linux) : permet d’indexer les fichiers des différents volumes pour retrouver beaucoup plus facilement leurs emplacements au moment de la restauration.

  • Utilisation de scripts personnalisés pré-snapshot et post-snapshot (Windows et Linux) : permet de réaliser une action personnalisée avant et après la sauvegarde.

Comment activer Application-aware image processing ?

Sur la page Guest Processing de la configuration d’un job de sauvegarde :

images/C47.png

Cochez les cases Enable application-aware processing pour activer Application-aware image processing.

Renseignez ensuite le champ Credentials en sélectionnant un compte dans la liste ou bien en cliquant sur le bouton Add… pour ajouter un compte.

Pour spécifier des comptes différents à chaque machine virtuelle, cliquez sur le bouton Credentials… et associez un compte à chaque machine virtuelle du job.

Il est nécessaire de renseigner un compte d’accès au système d’exploitation de la machine virtuelle qui dispose des permissions suffisantes pour réaliser les actions prévues. Par exemple, si le job contient un serveur SQL et que l’objectif est de réaliser une restauration d’objet applicatif, le compte de service renseigné dans le job de sauvegarde devra disposer d’un privilège sysadmin sur la base de données.

Pour personnaliser la fonction Application-aware image processing, cliquez sur le bouton Applications.

Dans la nouvelle fenêtre (Application-Aware Processing Options), cliquez sur le bouton Edit…pour modifier les options pour chaque machine virtuelle.

images/C48.png

Dans la nouvelle fenêtre qui porte le nom de la machine virtuelle suivi de Processing Settings, dans l’onglet General, choisissez parmi les trois options en cochant la case correspondante :

  • Require successful processing (recommended) : permet de forcer l’usage du Quiesce des applications durant la sauvegarde. Si la fonction de mise au repos des applications échoue, c’est toute la sauvegarde de la machine virtuelle qui passe en échec.

  • Try application processing, but ignore failures : permet de l’usage du Quiesce des applications durant la sauvegarde. En cas d’échec du VSS, le job basculera sur un mode de sauvegarde sans VSS.

  • Disable application processing : désactive l’Application-aware image processing pour cette machine virtuelle.

images/C49.png

Comment traiter les fichiers de journalisation ?

Certaines applications comme Microsoft SQL et Exchange utilisent des fichiers de journalisation, ou “logs” (transaction logs en anglais). Ces fichiers retracent toutes les actions de modifications sur les bases de données des applications. Lorsqu’une application de sauvegarde prend en charge des fichiers de journalisation, il est possible de faire des restaurations “Point In Time”. Cela veut dire qu’en plus d’une restauration classique des données, il est possible de rejouer le fichier de log pour sélectionner un point précis dans le temps ou bien un état de la base juste avant une transaction spécifique. La configuration concernant les fichiers de journalisation, se fait en même temps (et au même endroit) qu’Application-aware image processing, à savoir dans l’onglet General de la fenêtre Processing Settings :

Sélectionnez l’option Process transaction logs with this job (recommended) pour permettre à Veeam de se charger des fichiers de journalisation.

Sélectionnez l’option Perform copy only si vous préférez qu’une autre application prenne en charge les fichiers de journalisation.

Si la première option a été choisie, un nouvel onglet apparaît : SQL. Il permet de définir le comportement du job sur les fichiers de journalisation d’un serveur SQL. Trois options sont disponibles :

  • Truncate logs (prevent logs from growing forever) : permet de tronquer les logs à chaque sauvegarde. À chaque fin de sauvegarde, Veeam purge les fichiers de journalisation. Avec cette option, seul le scénario de restauration classique est possible. Son avantage est donc d’éviter que les fichiers de journalisation grossissent indéfiniment mais il n’en tire aucun avantage fonctionnel.

  • Do not truncate logs (requires simple recovery model) : ne pas tronquer les logs. Dans ce cas, non seulement les fichiers de journalisation ne sont pas purgés, mais ils ne sont pas non plus sauvegardés. Il faut donc impérativement discuter avec l’administrateur des bases de données pour qu’il prenne en charge ces fichiers de logs. Sans cela, les logs vont grossir jusqu’à épuisement de l’espace disque disponible.

  • Backup logs periodically : sauvegarde périodique des fichiers de logs. Avec cette option, Veeam réalisera une sauvegarde des fichiers de logs toutes les quinze minutes (par défaut). Cela permet à Veeam de proposer tous les scénarios de restauration d’une base de données SQL (classique, “Point In Time” ou avant une transaction spécifique). De plus, les fichiers de logs étant toujours purgés à chaque exécution d’un job normal, cela empêche les logs de grossir indéfiniment. Lorsque cette option est sélectionnée, il est nécessaire d’indiquer les expéditions des fichiers de logs :

Remplissez d’une valeur numérique le champ Backup logs every: pour indiquer combien de temps (en minutes) Veeam doit attendre entre deux sauvegardes des fichiers de logs.

Dans la partie Retain logs, sélectionnez l’option According to the corresponding image-level backup pour demander à Veeam de maintenir les sauvegardes des fichiers de logs aussi longtemps que les sauvegardes de la machine virtuelle. A contrario, sélectionnez l’option Keep only last et indiquez une valeur numérique en jours pour demander à Veeam d’utiliser une politique de rétention spécifique aux fichiers de logs. Toutefois, il n’est pas utile d’avoir des fichiers de logs antérieurs à la dernière sauvegarde de la machine virtuelle. La politique de rétention des fichiers de logs doit donc être inférieure ou égale à celle de la machine virtuelle.

images/C50.png

Cliquez sur le bouton Choose… puis sélectionnez une des deux options :

  • Automatic selection : Veeam sélectionnera automatiquement un des serveurs Windows parmi tous ceux ajoutés à la console d’administration. La machine ainsi sélectionnée servira de serveur de “log shipping” pour le transport de fichiers de logs.

  • Use the specified servers only : pour sélectionner (en cochant les cases correspondantes) le ou les serveurs à utiliser comme serveur de log shipping. La liste n’affiche que les machines Windows ajoutées à la console d’administration. Les serveurs de log shipping n’ont pas besoin d’être dédiés à cette tâche mais attention tout de même au partage de service sur des machines qui consommeraient déjà une bonne partie de leurs ressources. Il est recommandé de sélectionner au moins deux machines pour des questions de répartition de charge et de haute disponibilité.

Comment déclencher les scripts pré-sauvegarde et post-sauvegarde ?

Toujours dans la fenêtre Processing Settings :

Cliquez sur l’onglet Scripts pour personnaliser l’exécution de script pre-freeze et post-thaw.

images/C51.png

Sélectionnez Require successful script execution pour forcer Veeam à stopper la sauvegarde sur cette machine si l’exécution du script retourne une erreur.

Sélectionnez Ignore script execution failures pour forcer Veeam à continuer la sauvegarde même en cas d’erreur sur l’exécution des scripts.

Sinon, laissez l’option Disable script execution cochée (par défaut) s’il n’y a aucun script à exécuter.

Dans le cas où il y a des scripts à exécuter, cliquez sur les boutons Browse… des cases correspondantes : machine virtuelle Windows ou Linux et fichier pré-sauvegarde (pre-freeze) et post-sauvegarde (post-thaw).

Validez en cliquant sur le bouton OK.

Comment indexer les fichiers de l’OS d’une machine virtuelle ?

Sur la page Guest Processing de la configuration d’un job de sauvegarde :

Cochez les cases Enable guest file system indexing pour activer l’option d’indexation.

Renseignez ensuite le champ Credentials en sélectionnant un compte dans la liste en cliquant sur le bouton Add… pour ajouter un compte.

Personnalisez l’indexation des fichiers en cliquant sur le bouton Indexing….

Dans la nouvelle fenêtre, sélectionnez une machine virtuelle, cliquez sur Edit… et sélectionnez le type de système d’exploitation de la machine virtuelle pour personnaliser les choix d’indexation.

Sélectionnez Disable indexing pour désactiver totalement l’indexation des fichiers de cette machine virtuelle.

Sélectionnez Index everything pour indexer tous les fichiers.

Sélectionnez Index only following folders et cliquez sur le bouton Add… pour renseigner un ou plusieurs chemins de répertoires à indexer.

Sélectionnez Index everything except (option par défaut) pour que Veeam indexe tous les fichiers excepté les répertoires indiqués juste en dessous. Cliquez sur le bouton Add… pour ajouter des répertoires à la liste des exceptions.

Cliquez sur le bouton OK pour valider.

Quand exécuter le job de sauvegarde ?

Sur la page suivante de configuration d’un job (Schedule) :

images/C52.png

Cochez la case Run the job automatically pour lancer automatiquement le job.

Sélectionnez Daily at this time pour une exécution quotidienne ou hebdomadaire. Indiquez l’heure de lancement du job. Dans la liste de choix, sélectionnez Everyday pour exécuter le job chaque jour, On week-days pour que ce soit uniquement les jours de la semaine, ou bien On these days pour choisir les jours d’exécution en cliquant sur le bouton Days….

Sélectionnez Monthly at this time pour une exécution mensuelle. Indiquez l’heure de lancement du job. Sélectionnez le jour du mois où le job doit se lancer et cliquez sur Months… pour cocher les mois où la règle s’applique.

Sélectionnez Periodically every pour une exécution ponctuelle et sélectionnez les périodes désirées.

Sélectionnez After this job pour ordonnancer l’exécution du job à la fin d’un autre job en indiquant dans le menu déroulant le nom du job en question. Pour limiter l’exécution à des plages horaires en fonction des jours, cliquez sur le bouton Schedule…. Dans la nouvelle fenêtre (Time Periods), sélectionnez les cases (elles correspondent aux tranches horaires pour chaque jour) et cliquez sur Permitted pour autoriser ou Denied pour interdire. Validez en cliquant sur le bouton OK.

Ce qu’on rencontre le plus souvent, ce sont des sauvegardes quotidiennes (pour de la production par exemple) et des hebdomadaires ou mensuelles pour le serveur de développement.

Cochez la case Retry failed VMs processing pour permettre à Veeam d’essayer de relancer plusieurs fois une sauvegarde sur les machines virtuelles ayant échoué lors de l’exécution du job. Indiquez le nombre maximum de relances (3 par défaut) ainsi que le temps d’attente entre chaque tentative (10 minutes par défaut).

Cochez la case Terminate job if it exceeds allowed backup window pour activer la fenêtre de sauvegarde. Cliquez sur le bouton Window. Dans la nouvelle fenêtre (Time Periods), sélectionnez les cases et cliquez sur Permitted pour autoriser ou Denied pour interdire. Validez en cliquant sur le bouton OK.

images/C53.png

Ainsi, lorsque le temps de sauvegarde est plus important que prévu et dépasse la fenêtre de sauvegarde, Veeam stoppe automatique le job. Cela permet d’éviter trop de manipulations (snapshot, montage des disques sur les Backup Proxies, etc.) sur le temps de production (les heures ouvrées).

Validez en cliquant sur le bouton Next >.

Sur la page Summary, vérifiez la liste des paramètres.

Cochez la case Run the job when I click Finish pour exécuter le job à la fin de l’assistant.

Cliquez sur le bouton Finish.

2. Restauration des données

a. Restauration complète d’une machine virtuelle

Avant de démarrer une restauration complète d’une machine virtuelle, il y a deux points à vérifier :

  • Il est possible de faire une restauration depuis une sauvegarde uniquement pour la machine virtuelle disposant de point de restauration.

  • Si la restauration doit se faire sur la machine d’origine, cette dernière doit être arrêtée avant le début des opérations.

Une fois ces deux points vérifiés, la restauration se fait via un assistant. Il existe plusieurs possibilités pour l’exécuter :

  • Depuis l’onglet Home, en cliquant sur Restore et en sélectionnant l’hyperviseur concerné. Dans la nouvelle fenêtre (Restore Wizard), il faut sélectionner Entire VM (including registration).

images/C54.png
  • Dans la vue Backup & Replication, dans le nœud Backup, puis en sélectionnant la machine virtuelle à restaurer dans la zone de travail. Ensuite il faut cliquer dans le ruban sur Entire VM, ou faire un clic droit sur la machine virtuelle et sélectionner Restore entire VM… dans le menu déroulant.

images/C55.png

La fenêtre d’assistant de restauration complète de machine virtuelle doit apparaître (Full VM Restore Wizard).

Cliquez sur le bouton Add VM pour ajouter (si nécessaire) des machines virtuelles à restaurer en même temps.

Sélectionnez chaque machine à restaurer et cliquez sur le bouton Point… pour indiquer le point de restauration à utiliser.

Utiliser le bouton Remove pour les machines virtuelles qui ne sont pas concernées par la restauration.

Cliquez ensuite sur le bouton Next >.

Sur la page Restore Mode, sélectionnez le mode de restauration en cliquant sur Restore to the original location pour restaurer la machine à son emplacement d’origine. Si l’objectif est de restaurer vers un nouvel emplacement, sélectionnez Restore to a new location, or with different settings.

images/C56.png

Dans le premier mode de restauration (sur l’emplacement d’origine), il est possible d’accélérer le temps de sauvegarde en utilisant la fonction Quick Rollback. Une fois activée, l’option analyse la différence entre la machine d’origine et le point de restauration et ne transfère que les blocs de données nécessaires. Cela permet de réduire le temps et l’impact de la restauration. Elle nécessite cependant que le Changed Block Tracking soit actif sur la machine virtuelle d’origine et qu’il ait été utilisé dans le job de sauvegarde. De plus, cette option nécessite un mode de transport en Virtual Appliance ou réseau (le Direct SAN n’est pas compatible). Enfin, il n’est possible de faire qu’un seul Quick Rollback puisqu’à la fin, la liste de CBT est réinitialisée. Il faut donc refaire une sauvegarde entre chaque Quick Rollback.

Pour activer Quick Rollback, cochez la case Quick rollback (restore changed blocks only).

Cliquez ensuite sur le lien (en bleu) Pick proxy to use.

Dans la fenêtre de sélection du Backup Proxy, sélectionnez Automatic selection pour laisser Veeam déterminer le meilleur proxy à utiliser ou bien sélectionnez Use the backup proxy servers specified below pour sélectionner manuellement le ou les Backup Proxies à utiliser.

Dans le second mode de restauration (vers un nouvel emplacement), il faut indiquer à Veeam toutes les informations de destination (l’hyperviseur, le stockage, le réseau, etc.). Lorsque ce mode est sélectionné, de nouvelles pages de configuration apparaissent dans la fenêtre d’assistant de restauration.

Sur la page Host, sélectionnez chaque machine virtuelle et indiquez l’hyperviseur de destination en cliquant sur le bouton Host….

Dans la fenêtre de sélection de l’hyperviseur (Select Host), utilisez le champ de recherche en indiquant le nom de l’hyperviseur ou descendez l’arborescence de l’infrastructure de virtualisation pour sélectionner l’hyperviseur. Puis cliquez sur le bouton OK.

Sur la page Resource Pool (uniquement si l’hyperviseur est un ESXi), sélectionnez chaque machine virtuelle et cliquez sur le bouton Resource Pool… pour indiquer le Resource Pool cible.

Sur la page Datastore, indiquez pour chaque machine virtuelle l’emplacement de destination des fichiers de configuration. Pour cela, sélectionnez la ligne Configuration files et cliquez sur le bouton Datastore… pour sélectionner le datastore cible.

Cliquez ensuite sur chaque disque dur de chaque machine virtuelle et cliquez sur le bouton Datastore… pour sélectionner le datastore cible. Cliquez sur le bouton Disk Type… pour indiquer le format du disque.

Dans la fenêtre des options de format du disque (Disk Type Settings) sélectionnez Thin disk(pour une allocation de l’espace disque à la demande), Thick disk (pour une allocation complète à la création du disque) ou bien Same type as source disk (recommended) pour utiliser le même format que celui de la source. Validez en cliquant sur le bouton OK.

Sur la page Folder (uniquement pour les hyperviseurs VMware), sélectionnez chaque machine virtuelle et cliquez sur le bouton Folder… pour indiquer le dossier de destination. Cliquez sur le bouton Name… pour indiquer le nom de la machine virtuelle (uniquement s’il doit changer).

Dans la fenêtre de changement de nom (Change Name), cochez les cases correspondantes pour ajouter un préfixe ou un suffixe au nom de la machine virtuelle.

Au moment de valider la page Folder, s’il existe déjà une machine virtuelle portant le nom choisi dans le dossier sélectionné, Veeam l’indiquera et demandera une confirmation pour l’autoriser à écraser la machine virtuelle. Si l’autorisation n’est pas donnée, il faudra modifier le dossier ou bien le nom de la machine virtuelle restaurée.

Sur la page Network, sélectionnez chaque machine virtuelle et cliquez sur le bouton Disconnected pour que la machine virtuelle soit restaurée sans aucune connexion à un réseau. Cliquez (si nécessaire) sur le bouton Network… pour associer la machine virtuelle sélectionnée à un réseau existant sur l’hyperviseur de destination.

Sur la page Name (uniquement pour les hyperviseurs Microsoft), sélectionnez chaque machine virtuelle et cliquez sur le bouton Name… pour indiquer le nom cible. Cliquez sur le bouton VM UUID… pour choisir de maintenir ou de générer un nouvel ID de machine virtuelle.

Dans la fenêtre de paramétrage de l’ID de la machine virtuelle (Unique VM ID), sélectionnez Preserve virtual machine ID (recommended) pour maintenir le même ID entre la machine d’origine et celle qui sera recréée depuis la sauvegarde. Sélectionnez Generate new virtual machine ID pour générer un nouvel ID.

En règle générale, on maintient le même ID car on considère que c’est toujours la même machine virtuelle malgré le fait qu’elle soit recréée et non déplacée.

Sur la page Reason, renseignez la raison de la restauration.

Il est possible de désactiver l’affichage de la page Reason pour toutes les restaurations. Pour cela cochez la case Do not show me this page again.

Sur la page Summary, vérifiez les paramètres de la restauration. Cochez la case Power on VM after restoring pour que Veeam démarre la machine virtuelle à la fin de la restauration.

Cliquez sur le bouton Finish pour démarrer la restauration.

b. Restauration d’un fichier d’une machine virtuelle

Il est possible de restaurer des fichiers de la machine virtuelle indépendamment les uns des autres, par exemple le fichier .vmx pour restaurer le fichier de configuration corrompu d’une machine virtuelle. Autre exemple, restaurer un disque d’une machine virtuelle sans restaurer les autres disques.

Dans le cas des disques, il est possible de les restaurer en utilisant l’assistant de restauration de fichiers de machine virtuelle (le disque fait partie de ces fichiers, c’est le .vmdk). Mais il existe aussi un assistant dédié à la restauration des disques (et uniquement ces fichiers) d’une machine virtuelle. L’assistant dédié a l’avantage de rendre accessibles les options propres aux disques virtuels comme le nœud SCSI, le format du disque ainsi que l’usage du Quick Rollback. L’inconvénient de cet assistant dédié à la restauration des disques, c’est que la machine virtuelle d’origine doit être arrêtée et qu’il est disponible uniquement pour les hyperviseurs VMware.

Restauration de fichiers d’une machine virtuelle

Tout comme la restauration complète d’une machine virtuelle, il existe deux moyens de lancer l’assistant de restauration de fichiers d’une machine virtuelle :

  • Depuis l’onglet Home, en cliquant sur Restore et en sélectionnant le type d’hyperviseur. Dans la fenêtre de choix d’assistants de restauration, il faut alors sélectionner VM files.

  • Depuis la vue Backup & Replication, dans le nœud Backup. Dans la zone de travail, il faut ensuite faire un clic droit sur la machine virtuelle concernée et sélectionner Restore VM files…dans le menu contextuel.

Une fois l’assistant démarré, voici les étapes à réaliser :

Dans le cas de la première méthode de lancement, il faut indiquer à Veeam sur quelle machine virtuelle travailler. Sélectionnez donc la machine virtuelle en déroulant le job de sauvegarde concerné. Vous ne pouvez travailler que sur une seule machine virtuelle à la fois.

Sur la page suivante, sélectionnez le point de restauration.

images/C58.png

Sur la page suivante, dans le champ Destination, indiquez le serveur où déposer les fichiers de la machine virtuelle.

images/C59.png

Cliquez sur le bouton Browse… pour indiquer le répertoire de destination (il dépend du serveur de destination).

Cochez les cases correspondant aux fichiers qui doivent être restaurés.

Sur la page suivante, renseignez le champ correspondant à la raison de la restauration (il s’agit d’une simple indication).

Sur la page suivante, cliquez sur le bouton Finish pour démarrer la restauration.

Restauration de disques d’une machine virtuelle VMware

Le lancement de l’assistant de restauration de disques de machine virtuelle peut être démarré de la même manière que les autres assistants de restauration : soit depuis l’onglet Home, puis Restore et enfin VM Hard Disks, ou bien depuis la vue Backup & Replication, sur le nœud Backup, par un clic droit sur la machine virtuelle et Restore VM Hard Disks… dans le menu contextuel.

Dans le premier cas, la page Virtual Machine est déjà préremplie. Sinon, sélectionnez la machine virtuelle et cliquez sur le bouton Next >.

Sur la page Restore Point, sélectionnez le point de restauration et cliquez sur le bouton Next >.

Sur la page Disk Mapping, cliquez sur le bouton Browse… pour indiquer à Veeam sur quelle machine virtuelle il doit restaurer le disque. Par défaut, la restauration se fait sur la machine virtuelle d’origine. Mais il peut arriver que cette dernière ait été déplacée.

Dans la liste des disques, cochez la case pour chaque disque à restaurer.

Sélectionnez un disque et cliquez sur le bouton Change… pour en personnaliser la destination.

Dans la nouvelle fenêtre (Virtual Disk Properties) cliquez sur le bouton Choose… pour sélectionner le datastore de destination. De plus, dans le menu déroulant Virtual device node,sélectionnez sur quel nœud SCSI le disque doit être mappé. S’il existe déjà un disque à l’adresse indiquée, il sera écrasé automatiquement. Cliquez sur le bouton OK pour valider.

Dans le menu déroulant du champ Restore disks, sélectionnez Force thick pour restaurer le disque en format Thick, sélectionnez Force thin pour restaurer en Thin, ou bien sélectionnez As on original VM (recommended) pour maintenir le même format que sur la machine virtuelle d’origine.

Cochez la case Quick rollback pour activer la fonction correspondant à une restauration des blocs modifiés uniquement.

Cliquez sur le bouton Next >.

Indiquez la raison de la restauration sur la page Reason et cliquez sur le bouton Next > pour continuer.

Sur la page Summary, cochez la case Power on VM after restoring pour que Veeam démarre automatique la machine virtuelle à la fin de la restauration.

images/C57.png

Cliquez sur le lien Pick proxy to use pour indiquer le ou les Backup Proxies à utiliser (sélection automatique ou manuelle).

Cliquez sur le bouton Finish pour démarrer la restauration.

c. Restauration de fichiers dans l’OS

Veeam utilise plusieurs technologies pour permettre la restauration de fichiers dans la machine virtuelle. Ce type de restauration est communément appelé FLR (File Level Restore) même si chez Veeam on retrouve plus le sigle IFLR (I pour Instant). Dans les faits, c’est une restauration granulaire des données du système de fichiers dans la machine virtuelle.

Ce type de restauration est possible quel que soit le système d’exploitation (et donc quel que soit le système de fichiers) de la machine virtuelle. Pour supporter tous les systèmes de fichiers, Veeam utilise trois approches :

  • Windows FLR : pour les machines Windows, la sauvegarde n’a pas besoin de subir une extraction. Le serveur Backup Server est capable de lire directement le contenu de la sauvegarde et de la rendre visible directement dans l’assistant de restauration.

  • Multi OS FLR : dans le cas des machines virtuelles dont le système de fichiers n’est pas lisible depuis un serveur Windows (et donc pas lisible directement par le serveur Backup Server), Veeam utilise une Appliance déployée à la demande capable de lire un plus grand nombre de systèmes de fichiers. On parle de FLR Helper Appliance. C’est cette machine qui fait l’intermédiaire entre la sauvegarde et l’assistant de restauration sur le Backup Server pour rendre visibles les fichiers dans la sauvegarde de la machine virtuelle.

  • FLR manuelle : pour les autres systèmes de fichiers non compatibles avec Windows ou avec la FLR Helper Appliance (et donc non compatibles avec l’usage d’un assistant FLR), Veeam utilise la fonction vPower pour démarrer la machine virtuelle sauvegardée depuis son emplacement de sauvegarde. Il est alors possible de lire les données en se connectant manuellement sur la machine restaurée et de transférer les données vers l’environnement de production. vPower faisant partie des fonctionnalités avancées, ce type de restauration sera abordé plus tard dans le chapitre Sauvegardes et restaurations avancées.

Windows FLR

Même si la lecture des systèmes de fichiers Windows est native au Backup Server, il existe tout de même des prérequis à l’usage du FLR Windows :

  • Il est possible de lire les données uniquement à partir d’une sauvegarde (et non d’un réplica).

  • Windows FLR n’est pas disponible pour une machine virtuelle dont le job de réplication serait en cours (voir le chapitre Gestion des réplications).

  • Windows FLR n’est pas possible si le job de sauvegarde de la machine virtuelle est en Reverse Incremental et est en cours d’exécution. En revanche il n’y a pas de limitation avec du Forward Incremental.

  • Si le système de fichiers est du ReFS, le Backup Server doit être un Windows Server 2012 ou 2012 R2 pour pouvoir lire les données.

  • Les VMtools ou les Hyper-V Integration Services doivent fonctionner sur la machine virtuelle de production en cas de restauration sur l’emplacement d’origine.

L’assistant de restauration de fichiers pour Windows FLR peut être démarré de la même manière que les autres assistants de restauration. Soit depuis l’onglet Home, puis Restore. Dans ce cas, il faudra choisir le type d’hyperviseur dans le menu contextuel, puis dans la fenêtre d’assistant de restauration sélectionner Guest files (windows), ou bien depuis la vue Backup & Replication, sur le nœud Backup, clic droit sur la machine virtuelle et cliquer sur Restore guest files dans le menu contextuel (ou dans le ruban en cliquant sur Guest File) puis sélectionner le type de restauration Microsoft Windows….

Dans la nouvelle fenêtre (File Level Restore) sélectionnez la machine virtuelle si ce n’est pas déjà fait et cliquez sur le bouton Next >.

Sur la page Restore Point sélectionnez le point de restauration sur lequel Veeam doit se baser et cliquez sur le bouton Next >.

Sur la page Reason, indiquez la raison de la restauration et cliquez sur le bouton Next >.

Sur la page Summary, cliquez sur le bouton Finish pour démarrer la restauration.

images/C60.png

Une nouvelle fenêtre apparaît (Backup Browser) permettant l’exploration du système de fichiers de la machine virtuelle à la date du point de restauration sélectionné.

Effectuez un clic droit sur le répertoire ou le fichier à restaurer.

D’une part, pour restaurer vers un nouvel emplacement, cliquez sur Copy To… dans le menu contextuel.

Il est alors possible de maintenir les permissions NTFS ainsi que le propriétaire des fichiers. Si ces éléments ne sont pas conservés, le propriétaire des objets restaurés est l’utilisateur ayant démarré la restauration et les permissions appliquées sont héritées du dossier parent.

Pour préserver les permissions et le propriétaire des objets, cochez la case Preserve permissions and ownership.

D’autre part, pour restaurer les fichiers sur l’emplacement d’origine, sélectionnez Restore dans le menu contextuel puis cliquez sur Overwrite pour écraser le fichier à la source ou bien cliquez sur Keep pour que Veeam ajoute le préfixe “RESTORED-” au nom du fichier restauré.

Si vous préférez utiliser l’explorateur de fichiers Windows pour naviguer dans l’arborescence, cliquez droit sur un répertoire et cliquez sur Explore dans le menu contextuel.

Multi OS FLR

Étant donné que la lecture des autres systèmes de fichiers n’est pas native au Backup Server, il y a des prérequis supplémentaires à l’utilisation du multi OS FLR :

  • Pour une restauration de fichiers vers l’emplacement d’origine (sur les machines Linux), Veeam utilise le protocole SSH et un outil SCP. Ces éléments doivent donc être configurés et accessibles sur la machine cible.

  • Pour une restauration de fichiers vers un nouvel emplacement (sur les machines Linux), le serveur de destination doit avoir été ajouté à la console Veeam au préalable.

  • Pour un déploiement de la FLR Helper Appliance sur un Hyper-V, il est recommandé d’utiliser un Hyper-V 2012 ou 2012 R2 pour être en mesure de lire des disques au format .VHDX.

Le lancement de l’assistant de restauration pour le multi OS FLR se fait de la même manière que pour du Windows FLR sauf que le choix est Linux and other… depuis la vue Backup & Replication ou bien Guest Files (other OS) dans l’onglet Home.

Les étapes sont les mêmes que pour du Windows FLR entre la sélection de la machine virtuelle et l’indication de la raison de la restauration.

Une fois la raison de la restauration validée, cliquez sur le bouton Customize pour personnaliser l’emplacement de la FLR Helper Appliance.

images/C61.png

Dans le champ Host, cliquez sur le bouton Choose… pour sélectionner l’hyperviseur qui hébergera la FLR Helper Appliance.

Si nécessaire, sélectionnez un Resource Pool et un réseau de destination en cliquant sur le bouton Choose… des champs correspondants (Resource pool et Network).

Sélectionnez Use the following IP address et renseignez une adresse IP, un masque de réseau et une passerelle ou laissez l’adressage DHCP se faire (s’il y a un DHCP sur le réseau cible).

Si vous souhaitez rendre accessible via FTP la FLR Helper Appliance, cochez la case Enable FTP server on appliance (advanced).

Si le système de fichiers est un Novell, cochez la case Restore from Novell Storage Services (NSS) file system. Veeam déploiera une Appliance spécifique capable de lire ce type de système de fichiers.

images/C62.png

Cliquez sur le bouton OK pour valider les paramètres de déploiement de la FLR Helper Appliance.

Cliquez sur le bouton Finish pour valider le déploiement de l’Appliance.

Une fois l’Appliance démarrée (environ 10 à 20 secondes), une nouvelle fenêtre s’ouvre permettant d’explorer le système de fichiers de la machine virtuelle à la date du point de restauration sélectionné.

Effectuez un clic droit sur un répertoire ou un fichier.

Cliquez sur Copy To… pour restaurer vers un nouvel emplacement.

Sélectionnez Restore puis cliquez sur Overwrite pour restaurer la sélection en écrasant le contenu sur l’emplacement d’origine ou bien cliquez sur Keep pour que Veeam ajoute le préfixe “RESTORED-” au nom du fichier (ou dossier) restauré.